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CV résumé  (CV détaillé).

- Deug (1995), Licence (1996), Maîtrise (1997) et DEA (1998) effectués à l'Université Lyon I.

- Thèse effectuée de septembre 1998 à novembre 2000,
à l'Université Lyon I, sous la direction de T. Altınel et B. Poizat.

- Recruté en 2001 comme Maître de Conférences à l'Université de la Réunion.

- Responsable de la Licence de Mathématiques de 2003 à 2006.

- Mutation pour l'Université de Poitiers en septembre 2006 (par échange de poste).

- Habilitation à Diriger des Recherches soutenue en juin 2008.

- Responsable de la deuxième année du parcours Mathématiques de 2012 à 2015.

- À partir de septembre 2009 : directeur de thèse de J. Tindzogho Ntsiri (soutenue en juin 2013).

- Membre du Conseil de la faculté des Sciences Fondamentales et Appliquées de Poitiers de 2012 à 2017.

- Depuis septembre 2014 : directeur de thèse de V. Carro (en cours).

- Membre de la section 41 (mathématiques) du Comité National du CNRS depuis 2016 (un article de la SMF détaille ses activités).



Quelques mots sur mon principal thème de recherche :
les groupes de rang de Morley fini

Les groupes de rang de Morley fini forment une généralisation modèle-théorique des groupes algébriques définis sur un corps algébriquement clos. En effet, le rang de Morley est une dimension abstraite utilisée en théorie des modèles, et ses propriétés sont très proches de celles de la dimension de Zariski, lorsque le corps de base est algébriquement clos. Ainsi, les groupes de rang de Morley fini permettent une approche modèle-théorique de la géométrie algébrique. Ceci se traduit par le fait que l'ensemble des études portant sur les groupes de rang de Morley fini concernent, de près ou de loin, leurs similitudes et différences par rapport aux groupes algébriques. Plus précisément, la question centrale du sujet est la conjecture de Cherlin-Zilber (dite aussi conjecture d'algébricité), qui dit que tout groupe simple et infini de rang de Morley fini est isomorphe à un groupe algébrique défini sur un corps algébriquement clos.

L'analyse des groupes de rang de Morley fini a commencé dans les années soixante-dix avec, notamment, des travaux de A. Macintyre sur la théorie des corps. Les années suivantes, la théorie s'est développée sous l'influence de G. Cherlin, B. Zil'ber, B. Poizat, A.V. Borovik,
A. Nesin.... Cependant, après quarante ans de recherches et de nombreuses publications sur le sujet, ces groupes restent toujours aussi mystérieux. En effet, non seulement la conjecture centrale semble autant, sinon plus, hors de portée, mais on ne sait toujours pas si le premier contre-exemple potentiel à cette conjecture, qui a été décrit par G. Cherlin et est de rang de Morley trois, existe ou non.